Exemple de CV de Masseur-Kinésithérapeute

Le CV d'un masseur-kinésithérapeute expérimenté ne se résume pas à la liste des pathologies traitées : le recruteur — qu'il s'agisse d'un cadre hospitalier, d'un directeur de clinique ou d'un associé en cabinet libéral — cherche à identifier vos domaines de spécialisation, votre maîtrise des techniques manuelles et instrumentales, et votre capacité à inscrire la rééducation dans un projet de soin global. Rééducation neurologique, bilan orthopédique post-chirurgical, kinésithérapie respiratoire, thérapie manuelle, drainage lymphatique : autant de compétences qui méritent d'être mises en valeur avec précision. Ce guide vous donne la structure attendue, les compétences à afficher et les pièges classiques d'un CV de MK en 2026.

Le métier en bref : missions principales

  • Réaliser le bilan kinésithérapique initial (bilan articulaire, musculaire, fonctionnel et sensitif) et poser les objectifs de rééducation
  • Concevoir et mettre en œuvre des programmes de rééducation individualisés en lien avec le médecin prescripteur
  • Appliquer les techniques de thérapie manuelle, de mobilisation articulaire et de massage thérapeutique
  • Assurer la kinésithérapie respiratoire (désencombrement bronchique, réentraînement à l'effort) en contexte hospitalier ou libéral
  • Prendre en charge la rééducation neurologique (bilan Bobath, stimulations proprioceptives, rééducation de la marche)
  • Réaliser des séances de drainage lymphatique manuel (DLM) et de bandaging compressif dans le cadre de la prise en charge des lymphœdèmes
  • Rédiger les comptes rendus de bilan et de fin de prise en charge, assurer la traçabilité dans le dossier patient
  • Conseiller le patient sur la prévention des récidives, l'hygiène posturale et les exercices d'auto-rééducation

La structure idéale d'un CV

Titre et accroche

Indiquez clairement « Masseur-Kinésithérapeute » et, si vous êtes spécialisé, précisez-le dès le titre (ex : « Masseur-Kinésithérapeute — Spécialiste en rééducation neurologique et orthopédique »). Suivez d'une accroche de 2 à 3 lignes mentionnant votre durée d'expérience, votre contexte principal d'exercice (CHU, clinique, libéral, HAD) et votre valeur différenciante.

Expériences professionnelles

Pour chaque poste, précisez le contexte (type d'établissement, service, volume de patients par jour, pathologies prises en charge). Mettez en avant des réalisations concrètes : mise en place d'un protocole de rééducation post-PTH, développement d'une activité de kinésithérapie respiratoire pédiatrique, réduction du délai de retour à domicile. Un recruteur hospitalier apprécie les chiffres : nombre de patients suivis, taux de satisfaction, durée moyenne de séjour.

Compétences techniques et spécialisations

Listez vos techniques maîtrisées (thérapie manuelle, Mézières, Kabat, Vojta, Mulligan, Kinesio-taping…) et vos domaines de spécialisation. Précisez les équipements utilisés : isocinétisme, balnéothérapie, plateforme de stabilométrie. Soyez précis : les recruteurs et les ATS filtrent sur ces mots-clés.

Formation et certifications

Mentionnez votre diplôme d'État de masseur-kinésithérapeute (DEMK), l'IFMK de formation et votre numéro RPPS si vous postulez à l'hôpital. Ajoutez vos formations complémentaires (DIU de thérapie manuelle, diplôme de kinésithérapie du sport, formation Bobath, certification Lymphœdème…).

Informations professionnelles et langues

Indiquez votre inscription à l'Ordre des masseurs-kinésithérapeutes, votre numéro ADELI/RPPS, et vos éventuelles implications syndicales ou associatives (SNMKR, FFMKR). Précisez vos langues pratiquées, utile dans les établissements accueillant une clientèle internationale ou dans les équipes plurilingues.

Les compétences clés à mettre en avant

Thérapie manuelle et mobilisations articulairesRééducation orthopédique post-chirurgicale (prothèse de hanche/genou, ligamentoplastie)Kinésithérapie respiratoire et désencombrement bronchiqueRééducation neurologique (AVC, SEP, Parkinson)Drainage lymphatique manuel (DLM) et bandaging compressifÉlectrothérapie et ultrasonsBilan articulaire et musculairePosturologie et rééducation de la marcheKinésithérapie du sport et prévention des blessuresÉducation thérapeutique du patient (ETP)Logiciels de gestion de cabinet (Espace Santé, Visiodent, Galaxy MK)Télésoin en kinésithérapieRédaction de comptes rendus et traçabilité DMPTravail en équipe pluridisciplinaire (médecins, ergothérapeutes, orthophonistes)

Exemple d'accroche / titre de CV

« Masseur-Kinésithérapeute D.E. — 12 ans d'expérience en rééducation orthopédique et neurologique, dont 6 ans en SSR polyvalent (70 lits). Formé à la thérapie manuelle (DIU Paris VI) et à la kinésithérapie du sport (FFMKS), j'ai rééduqué plus de 300 patients post-PTH/PTG avec un taux de retour à domicile de 92 % dans les délais cibles. Exercice libéral complémentaire sur plateau technique équipé (isocinétisme, balnéothérapie). »

Erreurs fréquentes à éviter

  • Un CV trop générique, sans spécialisation affichée

    La kinésithérapie est un métier très diversifié : un recruteur d'un service de neurologie ne cherche pas le même profil qu'un cabinet libéral de sport. Identifiez votre dominante et affichez-la clairement dans le titre et les compétences.

  • Lister les pathologies sans préciser les techniques utilisées

    Indiquez non seulement les pathologies traitées (gonarthrose, BPCO, AVC) mais aussi les techniques mobilisées (mobilisations passives, ventilation dirigée, stimulations sensorimotrices). C'est la preuve concrète de votre expertise.

  • Omettre les formations continues et certifications complémentaires

    En kinésithérapie, les formations post-DEMK (DIU, DU, certifications Bobath, Mézières, Mulligan…) sont des différenciateurs majeurs. Listez-les avec l'organisme et l'année d'obtention.

  • Négliger le contexte d'exercice (libéral vs salarié vs HAD)

    Un MK ayant exercé en HAD a développé une autonomie et une gestion logistique très différentes de celles d'un praticien en SSR. Précisez systématiquement le type de structure, le nombre de lits ou de patients, et l'environnement de travail.

Nos conseils pour un CV percutant

  1. Quantifiez votre activité : nombre de patients suivis par semaine, pourcentage de patients en rééducation post-chirurgicale, volume de séances réalisées. Ces données ancrent votre expérience dans le réel.
  2. Adaptez votre CV à la structure cible : un hôpital universitaire valorise les publications, les formations académiques et le travail en équipe pluri-professionnelle ; un cabinet libéral de sport attend une technicité pointue et une réactivité terrain.
  3. Mentionnez explicitement vos équipements maîtrisés (isocinétisme, balnéothérapie, laser thérapeutique, TENS…) : ces équipements sont souvent des critères de présélection dans les établissements spécialisés.
  4. Soignez la mise en page : un CV de kinésithérapeute doit être sobre, lisible et compatible avec les logiciels de gestion RH hospitalière (ATS). Évitez les tableaux complexes ou les colonnes multiples qui désorganisent la lecture automatique.
  5. Si vous exercez en libéral, intégrez une ligne sur la gestion de votre patientèle (croissance, conventions avec établissements partenaires, télésoin) qui témoigne de votre sens entrepreneurial.

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Questions fréquentes

Faut-il un CV d'une ou deux pages pour un poste de masseur-kinésithérapeute ?

Une page suffit pour un profil junior ou un exercice libéral simple. Deux pages se justifient dès lors que vous cumulez plusieurs spécialisations, des formations complémentaires significatives ou une expérience hospitalière structurée avec différents services. L'essentiel : chaque ligne doit apporter une information utile, sans remplissage.

Comment valoriser une expérience libérale sur un CV pour postuler à l'hôpital ?

Mettez en avant les compétences transverses : autonomie diagnostique, gestion d'un planning dense, diversité des pathologies, coordination avec les médecins traitants et spécialistes. Précisez le volume de patients, les équipements utilisés et toute démarche qualité mise en place (télésoin, protocoles de suivi).

Quelles certifications complémentaires sont les plus valorisées en 2026 ?

En orthopédie et sport : la thérapie manuelle (Mézières, Mulligan, Kaltenborn), les certifications isocinétisme et Kinesio-taping. En neurologie : Bobath adulte et pédiatrique, Vojta. En respiratoire : Formation à la ventilation non invasive (VNI). En lymphologie : Certification DLM École Vodder ou Leduc. En gestion : formation aux outils de télésoin et au RGPD santé.

Comment un kinésithérapeute salarié peut-il se démarquer face à d'autres candidats ?

En montrant une progression de responsabilités (référent de service, tuteur de stagiaires, participation à des groupes de travail qualité), en citant des projets concrets (mise en place d'un protocole, création d'une consultation spécialisée) et en affichant des résultats mesurables (délai de récupération, satisfaction patient, taux de réhospitalisation).

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